Un site vieux de plus de 2000 ans
Probablement bâti en 120 de notre ère par l’empereur Hadrien, l’aqueduc romain du Gier constitue un remarquable ouvrage hydraulique. Il est le quatrième et dernier aqueduc construit en région lyonnaise. Cette construction avait pour fonction d’amener l’eau du Gier à Lyon depuis Izieux, près de Saint-Chamond (Loire). D’une longueur totale de quatre-vingt-six kilomètres, il traverse vingt-trois communes : onze dans la Loire et douze dans le Rhône.
Cet ouvrage de grande technicité traverse la commune de Chaponost sur sept kilomètres. Il apparaît à l'air libre sous forme d'arches ou de murs, de réservoirs de chasse ou de fuite, ou bien en passant sous terre.
L’aqueduc du Gier a pour particularité d’être recouvert d’un parement réticulé. L'utilisation de ce parement est unique en France, son usage étant peu répandu en dehors de l'Italie centrale et méridionale. Seuls deux aqueducs romains construits avec cette technique existent encore aujourd’hui : l'aqueduc de Minturnae entre Gaete et Naples (Italie) et celui du Gier.
L’aqueduc est particulièrement intéressant sur le site du Plat de l'Air. En effet, sur quatre-vingt douze arches construites à l'origine, soixante-douze sont encore visibles dans toute leur élévation sur plus de 550 mètres de long. Cet alignement s'achève par les quatre arches du rampant et le réservoir de chasse d'un siphon. (Le siphon est une conduite forcée fonctionnant selon le principe des vases communicants qui permet de franchir une vallée profonde.) Ce site est classé à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

